Claudy Lebreton (FNESR) : « Recenser les bonnes pratiques locales »

Les élections municipales et cantonales doivent donner l’occasion aux élus socialistes de prouver que les réponses qu’ils apportent en matière d’emploi, de logement, de sécurité, de développement durable ou de solidarité sont adaptées aux défis que rencontrent nos concitoyens. Claudy Lebreton, président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) et de l’Assemblée des départements de France (ADF), évoque les travaux du séminaire des élus, qui s’est tenu à l’ouverture des universités d’été de La Rochelle, du 29 au 31 août, et avance quelques pistes en prévision des échéances de mars 2008.

Le séminaire des élus de La Rochelle a rassemblé plusieurs centaines de participants autour des choix de société qui guident leurs actions. Quels enseignements tirez-vous de ces rencontres ?

Un mot d’abord sur leur déroulement. Jusqu’à une période récente, le nombre d’inscrits à ce séminaire d’été dépassait rarement le seuil de 300 participants. Mais, depuis trois ans, nous observons une augmentation annuelle des inscriptions supérieure à 40 %. Ainsi, cette année, nous avons atteint le chiffre de 500 participants. C’est la preuve que la persévérance finit toujours par payer.

Sur le fond des débats, chacun entend prendre part à la refondation du parti. De ce point de vue, les élections municipales et cantonales donneront l’occasion aux élus de prouver que les réponses qu’ils apportent en matière d’emploi, de logement, de sécurité, de développement durable ou de solidarité sont adaptées aux défis que rencontrent nos concitoyens. Et de démontrer ainsi que les socialistes sont parfaitement audibles sur ces thématiques. Mais, soyons clairs : la refondation que nous appelons de nos vœux prendra du temps. Et chacun des rendez-vous électoraux qui suivra l’échéance de mars 2008 sera un véritable test, en permettant de créer les conditions d’une alternance politique.

À quelques mois seulement des échéances municipales, quels sont les principaux thèmes sur lesquels les élus socialistes vont devoir se concentrer ?

Nous devons faire vivre le socialisme du XXIe siècle, en maîtrisant pleinement les mécanismes qui régissent la vie locale et en nous penchant plus encore sur les relations entre État et collectivités, au-delà de la culture centralisatrice dans laquelle le Parti se complaît trop souvent. Il est essentiel de redéfinir les rôles et les missions de chacun.

Il nous faut également impérativement réfléchir à la question des solidarités, à l’heure où la droite dénonce une prétendue politique d’assistanat qu’elle oppose au principe du « travailler plus pour gagner plus ». Il s’agit d’imaginer de nouvelles solutions, en pensant aux quelque 20 millions de Français qui sont confrontés à l’insalubrité et à la précarité. Cela transite par la réhabilitation de l’impôt, érigé en véritable instrument d’égalité et de justice sociale.

Ces éléments de réflexion feront l’objet d’un projet élaboré par le Parti et la FNESR, qui sera publié à l’automne. Ce document recensera les bonnes pratiques locales des municipalité et collectivités dirigées par des socialistes, dans la perspective d’élections municipales et cantonales qui représentent la première étape de notre stratégie de reconquête.

Quels seront les temps forts de la campagne ?

Nous participerons activement aux rencontres programmées par le Premier secrétaire, en concentrant nos forces sur un projet inscrit au cœur de la réalité sociale et culturelle des territoires. À cet effet, un conseil national de la FNESR se réunira courant décembre. Notre souci est de faire vivre la diversité. D’ailleurs, toute équipe municipale doit être guidée par la volonté de représenter la cité dans sa pluralité.

Propos recueillis par Bruno Tranchant